Temps Libre :

 Les inscriptions pour le centre ados du mois d'octobre est du 11 au 22 septembre 2017, au service temps libre, aux horaires de bureau. Public : 12/17 ans. Dates du centre 17 au 24 octobre 2017

Vers une diversification des Activités Economiques

La commune des Avirons avait développé un certain nombre de petites industries liées à de petites productions agricoles locales comme l'aloès, l'arachide, le tabac.

Pierre Cadet, industriel aux Avirons a utilisé l'agave dite "aloès", plante abondante dans l'île pour alimenter une petite usine de cordage. Le 22 juin 1937, Pierre Cadet défend ardemment la qualité de son produit auprès du gouverneur : "...je tiens à vous faire remarquer, Monsieur le Gouverneur, que cette industrie a été créée par moi dans l'Île, depuis bientôt 35 ans - Je crois superflu de vous rappeler les services rendus par les cordes et les ficelles du pays pendant la guerre de 1914-1918 et antérieurement pour l'emballage des sucres des usiniers, du C.P.R.,(2) ainsi que pour la reprise des balles de riz dans les docks. La qualité des cordes et ficelles d'aloès exportées jusqu'ici à l'extérieur, est passée en renommée."

Pierre Cadet a obtenu une médaille d'or lors de l'exposition de La Réunion et une seconde hors concours à la Foire de Tananarive. Il estime qu'en 1937, cette industrie fait vivre 200 personnes au minimum dans la Colonie.

Devant le succès de cette industrie, un arrêté du 24 juin 1940 du gouverneur Pierre Aubert promulgua à La Réunion le décret du 18 avril 1940 encourageant la culture du sisal.

Le Quotidien du 4 janvier 1977 rappelle les différentes activités industrielles de la commune : "Une huilerie fonctionnait jadis à la Ravine Sèche chez un certain René Vitry. Avec une fabrique de cigarettes chez M. Milo, au Chemin de Ligne et une corderie au centre-ville chez M. Henri Fort, les Avironnais possédaient de petites industries liées à la production agricole."

Malgré le manque d'eau dû à une pluviosité déficitaire, les Avirons demeurent une commune rurale dont l'activité a toujours tourné autour de l'agriculture.

Le territoire des Avirons offre plusieurs types de paysages qui s'étagent depuis les dunes de sable gris plantées en filaos en passant par les zones de cultures maraîchères, de canne à sucre, de cultures fruitières et de géranium, en voie de disparition, jusqu'à la forêt plantée de tamarins et de cryptomérias du Japon.

La canne à sucre a longtemps été la principale culture comme dans tout le reste de l'île ; aujourd'hui encore elle est cultivée sur les premières pentes le long d'un ruban étroit, incliné et raviné ; cette cul ture, dont la production est faible, est associée en intercalaire avec du maïs et diverses espèces de haricots.

On trouve aussi de la canne au Tévelave où elle donne peu de rendement.

Pendant la première partie du XXe siècle, la fermeture successive des sucreries les plus proches et notamment celles de M. Mondon et de la succession Foucque a renforcé les difficultés liées à l'achemi nement des récoltes vers les usines et augmenté le coût du transport. La monoculture de la canne à sucre n'est plus rentable pour les petits propriétaires et les efforts se tournent vers une diversification des ressources agricoles.

Le vétyver, le géranium, l'ylang-ylang, plantes introduites tout au long du XIXe siècle, vont devenir, pour un grand nombre de petits planteurs des Hauts, une nouvelle source de revenus.

Le succès de la distillation du géranium va provoquer le défrichement d'une grande partie des forêts de bois de couleur entre 800 et 1 200 mètres d'altitude. De 1900 à 1913, les défricheurs s'attaquent aux forêts du Tampon et gagnent progressivement les hauts de l'Ouest jusqu'à Saint-Leu en passant au-dessus de la route "Hubert-Delisle". Interrompu par la première guerre mondiale, le mouvement reprend en 1920, date à laquelle le géranium conquiert les hauts de Saint-Paul.

M. Constant Mondon fut le premier Avironnais à planter du géranium sur les plateaux du Tévelave, Bras-Sec ; il créa le premier alambic au tout début du XXe siècle.

La culture du géranium va se développer dans des proportions modestes au Tévelave. Menacée par différentes crises, la survie de cette culture, considérée comme traditionnelle, est liée dorénavant à la volonté de quelques agriculteurs de la voir perdurer dans leur région.
Comme dans beaucoup de communes rurales, les Avironnais ont été amenés à diversifier leur agriculture ; les surfaces réservées à la canne sont en recul au profit des cultures fourragères, maraîchères et fruitières et surtout de l'élevage.

Depuis les années 1970, les efforts se sont portés sur le développement de l'élevage porcin et bovin. Un élevage moderne s'est développé dans des grandes fermes modèles comme celles de MM. Henri Fort et Maxime Rivière. En même temps, l'élevage traditionnel s'est amélioré.

En 1967, une Coopérative d'Approvisionnement a été créée à l'initiative de 9 agriculteurs des Avirons pour la fabrication et l'approvisionnement des petits éleveurs en aliment de bétail, produits phytosanitaires, engrais et petit matériel agricole.

10/05/2010 09:19